Investir à Ubud en 2026, c'est arbitrer entre des rendements nets de 10 à 13 % par an et un cadre juridique indonésien qui s'est durci en avril 2026. La demande wellness, les nomades digitaux et les retraités internationaux soutiennent un taux d'occupation proche de 80 %, mais le foncier balinais cache des pièges (zonage agricole, montages nominee, permis PBG).
Dans ce guide, je vous explique le cadre légal applicable aux étrangers (leasehold ou PT PMA), les budgets réels à Ubud en 2026, les rendements observés sur nos chantiers et les étapes concrètes pour piloter un projet depuis la France.

À retenir
- Le rendement net d'une villa bien positionnée à Ubud se situe entre 10 et 13 % par an, avec un taux d'occupation cible de ~80 %.
- Un projet villa clé en main démarre à 200 000 € (2 chambres), ou dès 25 000 € via l'investissement partagé Balimmo.
- Un étranger investit légalement via leasehold notarié (25-30 ans) ou PT PMA (obligatoire pour la location courte durée depuis avril 2026).
Sommaire (6 chapitres)
- 01Pourquoi investir à Ubud plutôt qu'ailleurs à Bali en 2026 ?
- 02Quel rendement locatif espérer pour une villa à Ubud ?
- 03Comment un étranger peut-il investir légalement à Ubud ?
- 04Quels risques spécifiques à l'investissement à Ubud ?
- 05Quelle fiscalité s'applique aux revenus locatifs à Ubud ?
- 06Comment piloter un projet de villa à Ubud depuis la France ?
Pourquoi investir à Ubud plutôt qu'ailleurs à Bali en 2026 ?
Ubud combine trois atouts rares sur l'île : une clientèle premium peu saisonnière (wellness, yoga, retraite spirituelle, télétravail longue durée), un foncier 30 à 40 % moins cher qu'à Canggu pour une accessibilité équivalente, et une demande locative qui résiste à la mousson grâce aux séjours de moyenne durée.
En 2025, Bali a enregistré 6 948 754 arrivées de touristes étrangers, soit une hausse de 9,72 % par rapport à 2024 selon le Bureau central des statistiques de Bali (BPS Bali, 2026). Cette dynamique alimente directement le taux d'occupation observé à Ubud.
Sur le terrain, ce qu'on voit : pendant que Canggu encaisse un creux net en novembre-février, Ubud absorbe le flux des séjours wellness et des nomades digitaux qui restent 2 à 8 semaines. Résultat : un revenu locatif plus lissé sur 12 mois, donc plus prévisible pour modéliser un retour sur investissement.
Quel rendement locatif espérer pour une villa à Ubud ?
Les villas bien positionnées à Ubud délivrent 10 à 13 % de rendement net par an, après gestion locative, commissions OTA, maintenance et fiscalité indonésienne. C'est 3 à 4 fois ce qu'un appartement parisien rapporte en net (2 à 4 %), pour un ticket d'entrée comparable.
Comme dans tout marché locatif, le rendement brut se traduit en net après les charges habituelles : gestion locative (15 à 20 % du CA), commissions plateformes (15 %), entretien piscine et jardin (5 %), fiscalité PT PMA. Pour une villa 2 chambres à 200 000 € avec un ADR moyen de 110 € et 80 % d'occupation, le revenu brut annuel tourne autour de 32 000 €.
Selon les données AirDNA citées par Selexium, le taux d'occupation moyen des biens en location à Ubud dépasse 80 % en 2025, porté par la demande constante des touristes internationaux et des nomades digitaux (Selexium, 2026). En pratique, sur nos projets livrés, le payback complet (construction incluse) s'établit autour de 8 à 9 ans.

Comment un étranger peut-il investir légalement à Ubud ?
Trois voies légales s'offrent à un investisseur étranger : leasehold notarié (Hak Sewa, 25 à 30 ans renouvelables), Hak Pakai (droit d'usage, 30 ans), ou PT PMA (société à capitaux étrangers détenant le foncier en HGB). Depuis avril 2026, la PT PMA est devenue obligatoire pour exploiter une location courte durée à Bali.
Le leasehold reste la solution la plus simple si l'objectif est patrimonial sans exploitation touristique. Signature notariée chez un PPAT en 4 à 6 semaines, frais de notaire autour de 1 % du prix du bail. Solution Balimmo classique : bail 30 ans avec option de renouvellement de 10 ans.
La PT PMA offre l'équivalent fonctionnel d'un freehold : 60 à 90 ans de détention en HGB avec tacite reconduction. Création en environ 1 mois, frais autour de 2 000 €, comptabilité annuelle de quelques milliers d'euros. C'est la structure de référence pour la location courte durée légale.
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Quels risques spécifiques à l'investissement à Ubud ?
Le principal risque à Ubud n'est pas naturel, il est foncier. La région compte une part importante de zones vertes (rizières classées agricoles) où la construction de villa locative est interdite. Sans audit de zonage en amont, on signe un terrain inexploitable.
Les risques à cartographier avant de signer :
- Zonage agricole (zone verte) : construction de villa locative interdite, terrain à éviter même si le prix attire
- Montage nominee (prête-nom indonésien) : illégal et exposé à la confiscation
- Permis PBG (ex-IMB) non sécurisé : chantier bloqué, revente impossible
- Saison des pluies novembre-mars : occupation -15 à -20 %, à intégrer dans le modèle
- Sismicité modérée : norme antisismique obligatoire dans la conception architecturale
Sur les chantiers, ce qu'on observe : environ 1 terrain visité sur 3 à Ubud présente un zonage incompatible avec la location courte durée. Un audit zonage et un permis PBG validé en amont éliminent l'essentiel du risque projet.

Quelle fiscalité s'applique aux revenus locatifs à Ubud ?
La fiscalité d'une PT PMA exploitant une villa locative est particulièrement favorable les 3 premières années : 0,5 % du chiffre d'affaires (régime PPh final pour PME), puis 11 % sur le bénéfice net au-delà. À la revente, la PT PMA paie 10 % du prix de vente total, contre 20 % en nom propre.
Côté France, les revenus rapatriés sous forme de dividendes sont soumis à la flat tax (~30 %), avec un crédit d'impôt prévu par la convention fiscale France-Indonésie de 1979 qui évite la double imposition. Déclaration via le formulaire 2047 et la case 8TK du 2042.
Concrètement, pour une villa qui génère 30 000 € de CA en année 1, l'impôt indonésien est de 150 € (0,5 % du CA). Très loin des 11 % du CA payés en nom propre, qui n'est de toute façon plus autorisé depuis avril 2026 pour la location courte durée.
Comment piloter un projet de villa à Ubud depuis la France ?
Un projet villa clé en main à Ubud se pilote en 12 à 16 mois depuis la France, sans déplacement obligatoire grâce aux procurations notariées. Le cycle complet mobilise cinq phases :
- Recherche et due diligence du terrain : 1 à 2 mois
- Structuration PT PMA et passage notarié : 1 mois en parallèle
- Conception architecturale et permis PBG : 2 à 3 mois
- Chantier d'une villa 2 chambres : 10 à 12 mois
- Ameublement et mise en gestion locative : 1 mois
Le ticket d'entrée démarre à 200 000 € pour une villa 2 chambres clé en main (terrain + construction + permis + PT PMA + ameublement), ou à 260 000 € pour une 3 chambres. Pour les primo-investisseurs ou les profils patrimoniaux qui veulent tester le marché sans engagement total, l'investissement partagé Balimmo ouvre la voie dès 25 000 € via mutualisation foncier-chantier sur des projets pré-sélectionnés.
Questions fréquentes
Le ticket d'entrée démarre à 25 000 € via l'investissement partagé (mutualisation foncier + chantier sur projets pré-sélectionnés), ou à 200 000 € pour une villa 2 chambres clé en main individuelle. Le premier convient au primo-investisseur, le second à un profil patrimonial qui veut détenir son actif en pleine maîtrise. Détails sur l'investissement partagé Balimmo.
Canggu affiche un ADR plus élevé mais une saisonnalité plus marquée (creux nov-fév). Ubud délivre une occupation plus stable sur 12 mois et un foncier 30 à 40 % moins cher. En net, le rendement est comparable (10-13 %), avec un profil de risque différent. Comparatif détaillé dans notre guide investir à Canggu.
Le chantier d'une villa 2 chambres dure 10 à 12 mois, 12 à 13 mois pour une 3 chambres, 13 à 14 mois pour une 4 chambres. En ajoutant la recherche de terrain, les permis PBG et l'ameublement, le délai total clé en main ressort à 12 à 16 mois. Voir le détail sur notre conception architecturale.
Les loyers sont encaissés sur le compte indonésien de la PT PMA, taxés à 0,5 % du CA les 3 premières années, puis distribués en dividendes vers la France. La flat tax française (~30 %) s'applique avec crédit d'impôt selon la convention France-Indonésie 1979. Pas de double imposition. Méthode complète sur notre gestion légale.
Oui, le marché secondaire est actif à Ubud, porté par 6,95 millions d'arrivées étrangères à Bali en 2025 et une demande expatriée en hausse. La revente se fait soit du leasehold résiduel, soit des parts PT PMA. Valorisation observée : +6 à 8 % par an sur nos projets revendus. Plus d'analyses dans notre ebook investissement Bali.
Conclusion
L'immobilier à Ubud en 2026 combine un taux d'occupation proche de 80 %, un rendement net réaliste de 10 à 13 %, une fiscalité PT PMA particulièrement favorable (0,5 % du CA pendant 3 ans) et un cadre juridique parfaitement accessible aux investisseurs francophones.
Le vrai filtre n'est ni le marché ni le rendement : c'est la rigueur du montage en amont. Audit de zonage, permis PBG sécurisé, PT PMA propre. Sans ces trois fondations, même la plus belle villa devient un actif fragile.
Avec 6,95 millions d'arrivées étrangères à Bali en 2025 et une croissance économique de l'île à 5,82 %, la question pour 2026 n'est plus de savoir si Ubud est rentable, mais quelle structure (individuelle à partir de 200 000 € ou partagée dès 25 000 €) correspond à votre horizon patrimonial.



