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Visa Bali 2026 : touriste, long séjour, retraite et investisseur

Julien Hognon, fondateur de BalimmoPar Julien Hognon
5 min de lecture

Le visa pour Bali est la première question que se posent les Français avant de partir, et la réponse dépend d'une seule chose : combien de temps vous restez. Pour des vacances, le visa à l'arrivée s'achète à l'aéroport pour 500 000 roupies. Pour tester la vie sur place, il existe un visa de 60 jours prolongeable jusqu'à six mois. Pour s'installer, on passe à un titre de séjour, et le plus simple pour ceux qui ont une villa est le KITAS investisseur. Voici les règles 2026, les prix, les pièges, et le bon visa selon votre situation.

Villa avec piscine et terrasse en bois sous le soleil de Bali

À retenir

  • Pour des vacances, le visa à l'arrivée (ou e-VOA en ligne) coûte 500 000 roupies, dure 30 jours et se prolonge une fois : 60 jours au maximum.
  • Pour rester jusqu'à six mois, le visa touristique de 60 jours (1 000 000 roupies) se prolonge jusqu'à 180 jours. Aucun visa touristique ne permet de travailler.
  • Pour s'installer avec une villa, la PT PMA et le KITAS investisseur (2 ans renouvelables, famille comprise) sont la voie la plus simple, sans condition d'âge ni dépôt bancaire.
Sommaire (6 chapitres)
  1. 01Faut-il un visa pour aller à Bali quand on est français ?
  2. 02Le visa à l'arrivée et le e-VOA : prix, durée, prolongation
  3. 03Rester plus de 60 jours : le visa touristique de 60 jours
  4. 04S'installer à Bali : les titres de séjour longue durée
  5. 05Quel visa selon votre situation ?
  6. 06Les erreurs qui coûtent cher

Faut-il un visa pour aller à Bali quand on est français ?

Oui. Un passeport français ne dispense pas de visa pour l'Indonésie : il faut un visa à l'arrivée (ou son équivalent en ligne, le e-VOA) pour un séjour touristique jusqu'à 60 jours, et un visa demandé avant le départ pour tout séjour plus long.

Avant d'embarquer, quatre points sont contrôlés :

  • Un passeport valable au moins 6 mois après la date d'entrée, avec deux pages vierges
  • Un billet de sortie du territoire (retour ou vol vers un autre pays)
  • La déclaration d'arrivée « All Indonesia », gratuite, à remplir en ligne dans les 72 heures précédant l'arrivée : elle remplace la carte d'arrivée, la déclaration de douane et le formulaire de santé depuis le 1er octobre 2025
  • La taxe touristique de Bali (« Love Bali »), 150 000 roupies par personne et par séjour, soit environ 9 €, à payer de préférence en ligne avant d'arriver

Rien de compliqué, mais un passeport qui expire dans cinq mois suffit à se faire refuser l'embarquement à Paris.

Le visa à l'arrivée et le e-VOA : prix, durée, prolongation

C'est le visa de la quasi-totalité des Français qui découvrent Bali.

  • Prix : 500 000 roupies, soit environ 28 €
  • Durée : 30 jours à compter de l'entrée
  • Prolongation : une seule, de 30 jours, pour 500 000 roupies supplémentaires, soit 60 jours au maximum
  • Entrée : unique. Si vous sortez d'Indonésie, il faut un nouveau visa au retour

Deux façons de l'obtenir. Le e-VOA se demande en ligne sur le site officiel de l'immigration indonésienne (evisa.imigrasi.go.id), entre 14 jours et 48 heures avant le départ : vous passez plus vite à l'aéroport. Le visa à l'arrivée classique s'achète au comptoir de l'aéroport de Denpasar, en carte ou en espèces, avec parfois une file d'attente d'une heure en haute saison.

La prolongation ne se fait plus intégralement en ligne depuis mai 2025 : il faut passer au bureau d'immigration (ou confier la démarche à un agent, ce qui coûte quelques dizaines d'euros de plus mais évite les allers-retours), et compter 5 à 7 jours ouvrés.

Terrasse en bois d’une villa à Bali ouverte sur le jardin

Rester plus de 60 jours : le visa touristique de 60 jours

Pour un séjour de deux à six mois, le bon outil est le visa touristique de 60 jours, à demander en ligne avant le départ sur le site de l'immigration.

  • Prix : 1 000 000 roupies, soit environ 55 €
  • Durée : 60 jours, prolongeables par périodes de 60 jours jusqu'à 180 jours au total
  • Entrée : unique
  • Délai : 48 heures à 5 jours ouvrés, prévoyez large

C'est le visa idéal pour un « séjour test » avant de s'installer : trois à six mois sur place, le temps de comparer les quartiers, de rencontrer les équipes et de vérifier que le quotidien vous convient, sans engager de démarches lourdes.

Une règle vaut pour tous les visas touristiques : aucune activité rémunérée n'est autorisée en Indonésie, pas même à distance pour un client indonésien. Travailler pour un employeur ou des clients situés hors d'Indonésie relève d'un autre titre de séjour, décrit plus bas.

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S'installer à Bali : les titres de séjour longue durée

Au-delà de six mois, on ne parle plus de visa mais de titre de séjour, le KITAS. Il en existe plusieurs, et le bon dépend de ce que vous venez faire à Bali.

  • Le KITAS investisseur : rattaché à une société indonésienne à capitaux étrangers, la PT PMA, celle qui détient votre villa. Valable 2 ans, renouvelable tant que la société est active, il couvre votre conjoint et vos enfants, et permet d'être dirigeant de votre propre société sans permis de travail supplémentaire. Après plusieurs renouvellements, il ouvre la voie au séjour permanent (KITAP). Comptez environ 1 200 à 1 300 € par personne et 850 à 900 € par enfant.
  • Le KITAS retraite : à partir de 55 ans, avec une pension ou un revenu d'environ 1 400 € par mois (le seuil est fixé en devise étrangère par l'immigration), une assurance santé, un bail d'un an et un employé de maison déclaré. Valable un an, renouvelable jusqu'à cinq ans. Une variante sans sponsor existe à partir de 60 ans, avec un dépôt bancaire d'environ 46 000 € et un revenu d'environ 2 800 € par mois.
  • Le visa résidence secondaire : 5 ou 10 ans de séjour contre un dépôt de 2 milliards de roupies, soit environ 120 000 €, sur un compte à votre nom dans une banque d'État indonésienne. L'argent reste le vôtre. Pas de condition d'âge, pas de sponsor.
  • Le KITAS travail à distance : un an, non prolongeable, pour ceux qui travaillent pour un employeur ou des clients situés hors d'Indonésie, avec un revenu d'environ 55 000 € par an à justifier. Aucune activité pour un client indonésien.

Pour ceux qui font construire ou achètent une villa, le calcul est vite fait : la PT PMA est déjà nécessaire pour porter le projet, et le KITAS investisseur en découle. C'est la voie la plus simple, celle que suivent la plupart de nos clients qui s'installent, et elle ne dépend ni de votre âge, ni d'un dépôt bancaire immobilisé.

Quel visa selon votre situation ?

  • Vacances de moins d'un mois : visa à l'arrivée ou e-VOA, 500 000 roupies
  • Un à deux mois : e-VOA plus une prolongation sur place, 1 000 000 roupies au total
  • Deux à six mois pour tester la vie sur place : visa touristique de 60 jours, prolongé jusqu'à 180 jours
  • Vous faites construire ou achetez une villa : PT PMA puis KITAS investisseur, 2 ans renouvelables, famille comprise
  • Retraite sans projet immobilier : KITAS retraite dès 55 ans, ou visa résidence secondaire sur dépôt bancaire
  • Télétravail pour un employeur étranger : KITAS travail à distance, un an

Les seuils et les tarifs évoluent régulièrement, parfois sans préavis. Avant toute démarche longue durée, faites valider votre dossier par un agent de visa agréé, et méfiez-vous des sites non officiels qui revendent le e-VOA deux à trois fois son prix.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Dépasser son visa de « quelques jours » : 1 000 000 roupies par jour, sans négociation possible à l'aéroport
  • Travailler avec un visa touristique, même pour un client indonésien à distance : expulsion et interdiction de territoire
  • Un passeport valable moins de six mois : refus d'embarquement en France, avant même d'avoir vu Bali
  • Payer le e-VOA sur un site intermédiaire : le seul site officiel est evisa.imigrasi.go.id
  • Attendre la livraison de la villa pour lancer le KITAS : trois à quatre mois de démarches que l'on peut faire pendant le chantier

Bien préparé, le visa n'est jamais un obstacle pour vivre à Bali. C'est même la partie la plus simple du projet quand la villa porte le titre de séjour.

Questions fréquentes

Oui. Les Français obtiennent un visa à l'arrivée à l'aéroport ou un e-VOA en ligne pour 500 000 roupies (environ 28 €), valable 30 jours et prolongeable une fois. Il faut aussi un passeport valable 6 mois, un billet de sortie, la déclaration « All Indonesia » et la taxe touristique de 150 000 roupies.

500 000 roupies (environ 28 €) pour le visa à l'arrivée ou le e-VOA de 30 jours, autant pour la prolongation de 30 jours. Le visa touristique de 60 jours coûte 1 000 000 roupies (environ 55 €). S'ajoute la taxe touristique de Bali, 150 000 roupies par séjour.

60 jours avec le visa à l'arrivée prolongé une fois, et jusqu'à 180 jours avec le visa touristique de 60 jours prolongé par périodes de 60 jours. Au-delà, il faut un titre de séjour (KITAS).

L'amende est de 1 000 000 roupies par jour de dépassement, soit environ 55 €, payable à la sortie du territoire. Au-delà de 60 jours de dépassement, vous risquez l'expulsion et une interdiction d'entrée en Indonésie.

Un titre de séjour (KITAS). Pour ceux qui possèdent une villa via une PT PMA, le KITAS investisseur est la voie la plus simple : 2 ans renouvelables, conjoint et enfants compris. Sinon, le KITAS retraite dès 55 ans, le visa résidence secondaire sur dépôt bancaire, ou le KITAS travail à distance pour un an.

Non. Aucune activité rémunérée n'est autorisée avec un visa à l'arrivée ou un visa touristique, même à distance pour un client indonésien. Travailler pour un employeur ou des clients situés hors d'Indonésie demande le KITAS travail à distance, et diriger sa propre société le KITAS investisseur.

Conclusion

Le visa pour Bali se résume à trois paliers : le visa à l'arrivée pour les vacances, le visa de 60 jours pour tester la vie sur place, le KITAS pour s'installer. Les prix sont modestes, les règles claires, et la seule vraie erreur consiste à les ignorer.

Si votre projet passe par une villa, le titre de séjour se règle en même temps que le chantier. Notre guide pour vivre à Bali donne les budgets et les quartiers, et notre guide pour investir à Bali reprend le montage étape par étape.

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Sources

  • Direction générale de l’immigration indonésienne, portail officiel e-Visa, retrieved 2026-09-14, https://evisa.imigrasi.go.id
  • Les Français à Bali, "Visa Bali pour les Français en 2026 : formalités, e-Visa et taxe", retrieved 2026-09-14, https://lesfrancaisabali.fr/visa-bali-francais/
  • Visa Bali, "Visa Bali 2026 : guide complet pour les francophones (VOA, e-Visa, taxe)", retrieved 2026-09-14, https://visabali.fr/
  • Emerhub, "Indonesia Visas 2026: every visa type explained", retrieved 2026-09-14, https://emerhub.com/indonesia/visas/
  • Emerhub, "Investor KITAS Indonesia 2026", retrieved 2026-09-14, https://emerhub.com/indonesia/visas/investor-kitas/
  • Emerhub, "Retirement Visa Indonesia 2026", retrieved 2026-09-14, https://emerhub.com/indonesia/visas/retirement-visa/
  • Emerhub, "Second Home Visa Indonesia 2026", retrieved 2026-09-14, https://emerhub.com/indonesia/visas/second-home-visa/

À propos de l'auteur

Cet article a été rédigé par Julien Hognon, fondateur de Balimmo.

Depuis 2021, Balimmo accompagne les investisseurs internationaux dans la construction de villas clé en main à Bali.

Dernière mise à jour : 2026-09-14